jeudi, mars 27, 2008

The Jingle-Jangle Jungle

The Jingle-Jangle Jungle lies across the Sing-Song Sands:
There be dragons, and chimaera, and terrors beyond the the grasp of man.
It is thick with mist and dew and the music of many beasts;
It is heady with the fumes of many an exotic feast:
Oh the Jingle-Jangle Jungle is a wonderful land!

Deep in the heart of the forest are the ruins of a palace,
All of a flurry with a thousand kingly ghosts that search for solace,
All of a scurry with a thousand twisted minds that hope for peace,
It is a haven for magick, where the miracles never cease:
Oh the Jingle-Jangle Jungle is a wonderful place!

Between the ageless trees prowls the fearsome Gallibundry,
Who nibbles and chews and gobbles all and sundry;
No-one has ever escaped everyone knows it’s there –
Legend has it there are marvelous treasures piled in its lair:
Oh the Jingle-Jangle Jungle is a wonderful country!

Right-slap-bang in the middle there’s a huge old elm,
That looms above the canopy like a ship’s captain at its helm.
Some say it’s made of flesh and bone, others say it’s made of stories,
They say it sheds light, they say it radiates glory:
Oh the Jingle-Jangle Jungle is a wonderful realm!


Encore un peu d'Anglais pour faire patienter les masses pendant que je bosse sur autre chose, qui sera bientot devoile.

jeudi, mars 20, 2008

The Shallows Full of Splendor

Oceans – huge and fearsome and rustling with ghosts and monsters and… things;
Heaving with the breath of the abyss
Alive with flurrying colourful fish
Crashing against levees and invading soft golden beaches
Tainting with mud and silver the distant Oriental reaches
Riddled with foam from a dozen different alkali and bleaches:
The sea is a story of chemical bliss.The dream-coloured sky mirrors the waters and mist
Its depth is infinite and cloudy;
............................................. …it cries loneliness and it rumbles and it sighs and it sings.


Oceans like marred expanses of volatile rock, turmoil deserts of surrogate glass;
Oceans like so many gallons of pigswill –
Nothing is more silent and still.
There are waves that echo with the cries of dead seagulls
And the lashing of the wind is nowhere so dull
As it is beneath the sea, where its song is lush and full
And monotonous.
............................. …Luminous and rippling with krill,
Obscured by the looming shapes that fill
The ocean, there is something of a moon that stretches out to sea like silver grass.


Oceans that carry, oceans that drown, oceans that freeze and oceans that rise
And oceans that languorously murmur
Of the distant shores that await the dreamer:
They exist only through those visions that rise with the steam.
The riches they hold are the stuff of the wildest of dreams,
The dead and treasures and shipwrecks and myths to redeem
That sometimes stir in the current’s calm tremor.
Those are the oceans that shine in the summer,
Those are the ones that glow softly,
.............................................. …those that take on the colour of legendary fires.



Petit poeme en anglais pour le moutondepanurge qui est le seul lecteur qui a vote donc tant pis pour le reste vous n'aviez qu'a me donner votre avis.
Ca parle d'oceans, ou cas ou vous n'auriez pas devine.

EDIT Je ne sais pas pourquoi mais Blogger ne respecte pas ma mise en page, ce qui veut dire que la ou il y a plein de points il devrait y avoir un blanc et des points de suspension. C'est moyen mais c'est tout ce que j'ai trouve.
Si vous n'etes pas contents vous pouvez faire un proces a Blogger (quoique je doute que ca en vaille la peine).

mercredi, mars 19, 2008

Le Purgatoire sans hâte (chanson apathique)

Le soleil ne brille plus au fond de nos yeux ternes
D'étranges lueurs pâlissent sous nos masques
Livides et hagards, les paupières en berne
Nous ne sommes plus que des gueux fantasques,

Des silhouettes hâves se découpant sur l’horizon.

Souriant encore a demi (ou un peu moins)
De nos dents trop blanches dans le jour faiblard
Nous espérons encore un peut-être lendemain
Ou un soupçon de soleil dans le ciel blafard,

Un ciel-linceul plus gris que de raison.

Le deuil de la lune se fait sans larmes
Mais sans sourires non plus. Des nuages pâlots
Qui n’ont rien d’autre à faire désarment
Les rares rayons qui osent se lever si tôt,

Comme des lames brisées qui ne sont plus de saison.

Pas l’ombre d’un bout de point d’exclamation
Ni l’éclat soudain d’un rire tonitruant
Le nez au ciel, nous cherchons en vain la flambante chanson
Des étoiles, d’un regard impatient

Un jardin aussi chiant c’est pire qu’une prison.




Et voila le dernier volet du triptyque.
Pas de reponses a propos des poemes en anglais. Je vais en poster un ou deux de recents a tout hasard, un de ces jours.

lundi, mars 17, 2008

Le Paradis aussi vite que possible (chanson délirante)

Il est paraît-il un pays ou il y a encore des poètes
Qui vivent en liberté, sans même de collier émetteur ;
Où on peut se promener encore à l’ombre des littérateurs,
Sous les soleils en fleur qui pendent aux fenêtres ;
Où on sait boire et manger, et où il fait bon être.

Il paraît que le lait, le miel, et l’alcool y coulent à flots ;
Que les femmes y sont jolies ; qu’on y rit et qu’on s’amuse ;
Qu’on n’y compte même plus les déesses et les Muses ;
Que le soleil s’y couche tard et que la lune s’y lève tôt ;
Que les mots y sont sauvages et que les vers y sont beaux.

La légende veut que le roi en soit mage et alchimiste
Et qu’il gouvernerait à coups de philtres et de potions.
On dit qu’on s’y nourrit uniquement des fruits de la saison
Et d’alcools miraculeux. On y adore des esprits fantasques et animistes
Qui habitent les forets et chuchotent des chants tristes.

Les arbres, dit-on, y parlent une langue douce et bruissante
Et qui apaise l’âme. Ils abriteraient par ailleurs des créatures
Fabuleuses et terribles, aux noms obsédants et obscurs,
Qui boivent la nuit du sang de musicien et le jour chantent
Des chants barbares, des flammes s’échappant de leurs gueules béantes.

On y trouverait des amoureux qui vivent au fond des puits
Et des dragons et des chimères dans les neiges des montagnes.
On y respirerait en ville, on y serait heureux dans les bagnes,
On y trouverait des diamants cachés dans la suie
Et des bouts de magie qui brillent dans la nuit.


Deuxieme volet de mon triptyque de chansons (alcoolique - delirante - amorphe). Je suis a present dans une phase de productivite intense en anglais. Je soumets a votre avis ma decision d'en poster quelques exemples.

dimanche, mars 02, 2008

L’Enfer très lentement (chanson alcoolique)

De vagues ennuis mêlés d’étranges sommeils;
Des yeux terribles comme de brûlants soleils;
Que d’immense, que de beau, que de sublime,
Que de légendes trouvées au fond d’une bouteille!

Nous fûmes rois, nous fûmes dieux, nous fûmes, quoi!
Autour d’un verre parfois le soir à l’ombre de Moi,
Qui saoul comme un héros antique et victorieux
Rendais hommage à mes ennemis par un bourrage de foie.

Ah ! Que n’avons-nous vu à la lumière d’une goutte!
Combien de fois une gorgée nous a-t-elle aides sur la route!
Des caravanes entières d’ivrognes et de buveurs
Ont cent fois fait le tour du monde, sans doute!


…Et pourtant nous nous morfondons au fond d’un bar;
Nos frères sont accoudés au zinc, collés au comptoir…
La poésie on le sait nage dans les spiritueux
Mais alors que certains littératurent d’autres ne font que boire…

Ivrognes levez-vous ! (Ou au moins levez le coude…)
Je sais vos têtes pleines d’alcool et de foudre,
Je vos sais lucides, je sais vos yeux incandescents:
Le verre au poing, l’âme à la main nous mettrons le feu aux poudres!


Comment ca "brute avinée"? Qui ose? Serai-je obligé de demander raison?